Croissance suisse à +1,5% : la surprise qui redonne du souffle aux Romands

Économie

Les chiffres ne cessent de surprendre à la hausse. Selon l’estimation flash du PIB, la croissance de l’économie suisse a connu une forte croissance surprise de +1,5% au 2ème trimestre 2026. Cette performance dépasse largement les prévisions des économistes, qui tablaient sur une expansion comprise entre 0,2% et 0,4%. Un rebond bienvenu qui redessine le portrait économique du pays après plusieurs trimestres atones.

Pour les Romands et leurs portefeuilles, ce dynamisme retrouvé n’est pas un détail. Le baromètre de confiance économique UBS-CFA a progressé en août, pour le deuxième mois d’affilée, de 2,1 points à 12,1 points. La moitié des experts interrogés table sur une évolution positive de la conjoncture suisse. Un optimisme qui contraste avec la morosité des premiers mois de l’année, lorsque les tensions géopolitiques pesaient sur les esprits.

Le franc retrouve de la vigueur

Cette croissance inopinée a aussi détendu la pression sur la devise suisse. Swiss GDP surprises at +1.5% and the franc regains the initiative. As of August 25, 2026, EUR/CHF is back at 0.9362 after a failed high of 0.9406. Le franc, longtemps maltraité par les baisses de taux successives, reprend un peu de terrain face à l’euro. C’est une bonne nouvelle pour les épargnants suisses exposés au change, mais aussi un signal que l’économie helvétique renoue avec une certaine solidité.

Sur le marché du travail également, les indicateurs restent rassurants. Le taux de chômage au sens du SECO s’établit en juillet à 3,1% une fois les variations saisonnières corrigées. L’emploi se maintient, ce qui soutient les revenus et, par ricochet, la demande locale.

Vers une stabilité durable ?

La Banque nationale suisse, qui a maintenu ses taux à 0% lors de ses dernières sessions, semble satisfaite de ce scénario. En juin 2026, elle tablait sur 0,6 % pour 2026, 0,6 % pour 2027 et 0,7 % pour 2028. L’inflation reste sous contrôle, la croissance s’accélère, et les conditions demeurent favorables aux emprunteurs comme aux épargnants.

Pour les investisseurs romands, ce moment offre une fenêtre d’opportunité. Après mois d’incertitude et de volatilité liée aux tensions internationales, le regain de confiance des analystes et la croissance surprise ouvrent des perspectives d’allocation de capital plus sereines. Le contexte suisse, long resté chahuté par le franc fort et la détente inflation, bascule vers une phase de normalisation graduelle où le statu quo monétaire de la BNS peut enfin servir une économie en meilleure forme.