BNS : le système de rémunération des dépôts change en août, ce que cela change pour votre épargne

Économie

La Banque nationale suisse vient d’annoncer une ajustement technique de son système de rémunération des dépôts, effectif le 1er août 2026. Le facteur seuil applicable à la rémunération des avoirs à vue des détenteurs de comptes soumis aux réserves minimales est abaissé de 15 à 13,5.

Qu’est-ce que change concrètement ?

Ce mécanisme de seuil s’applique à un segment spécifique du secteur bancaire suisse : les comptes des institutions financières qui doivent respecter des exigences de réserves minimales auprès de la BNS. Le seuil correspond à la moyenne mobile des réserves minimales sur les trois années précédentes, multipliée par le facteur en question. Les avoirs jusqu’à ce seuil sont rémunérés au taux directeur de la BNS, tandis que les avoirs au-delà sont rémunérés à ce même taux auquel on retranche une décote.

En abaissant le facteur seuil, la BNS réduit effectivement la limite à partir de laquelle cette décote s’applique. Cette baisse du facteur seuil compense l’augmentation des seuils découlant du relèvement de l’exigence de réserves minimales introduit en juillet 2024.

Impact pour les épargnants

Bien qu’apparemment technique, ce changement reflète les efforts continus de la BNS pour affiner son architecture monétaire dans un environnement de taux persistants à zéro. Le taux directeur lui-même reste inchangé à 0%, confirmant que la banque centrale ne juge pas nécessaire de modifier sa stance accommodante.

Pour les ménages romands, cette décision s’inscrit dans la continuité de la politique menée depuis 2024. L’économie suisse s’est montrée résiliente et la BNS prévoit une hausse inchangée du produit intérieur brut d’environ 1% en 2026 et d’environ 1,5% en 2027. Malgré un contexte géopolitique incertain, l’inflation reste maîtrisée.

Les conditions hypothécaires et les rendements de l’épargne structurée resteront ainsi orientés par ce taux directeur à zéro, sans changement immédiat attendu. Les épargnants continueront à faire face au défi de valoriser leurs placements dans un environnement de taux faibles, comme c’est le cas depuis maintenant plusieurs trimestres.