Un texte modeste adopté après deux semaines de négociations
Les délégations réunies en Amazonie brésilienne ont adopté samedi la principale décision de la conférence sur le climat des Nations unies (COP30), sans inclure la feuille de route pour sortir des énergies fossiles réclamée par l’Union européenne et ses alliés.
Après deux semaines de pourparlers avec près de 200 pays et une ultime nuit à Belem, les participants ont approuvé un texte modeste élaboré par la présidence brésilienne du sommet, saluant l’accord de Paris et les efforts de coopération climatique.
« Au moins, il nous emmène dans la bonne direction », a commenté un participant après une nuit de discussions et une coordination avec les Vingt-sept.
Un appel à l’action volontaire sans sortie explicite des fossiles
Le document appelle à accélérer l’action, mais uniquement sur une base volontaire, et ne mentionne pas explicitement la sortie des énergies fossiles, s’appuyant sur le consensus rappelé par la COP28 à Dubaï sans employer les mots exacts.
Réactions européennes et positions des pays en développement
Cette orientation est loin du plan soutenu par plus de 80 pays européens, latino-américains ou insulaires.
« Nous devons le soutenir car, au moins, il nous emmène dans la bonne direction », a déclaré Wopke Hoekstra après la séance, ajoutant qu’ils auraient préféré davantage d’ambition sur l’ensemble des sujets.
La ministre française Monique Barbut a précisé que les Européens avaient finalement accepté ce texte en raison des critiques évoquées sur le financement pour les pays les plus pauvres.
Financement de l’adaptation et évolution des engagements
En 2023, les pays s’étaient engagés à opérer une transition juste, ordonnée et équitable vers une sortie des combustibles fossiles dans les systèmes énergétiques, marquant une première dans l’histoire des conférences climatiques de l’ONU. Depuis, les pays producteurs ou dépendants des fossiles ont résisté à de nouvelles incitations dans le cadre multilatéral.
Le texte appelle en outre à tripler les financements dédiés à l’adaptation climatique des pays en développement sur la prochaine décennie, une demande pressante exprimée par ces nations.